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Eglise catholique dans le Gard

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Célébration de réparation suite à la profanation de l'église Notre-Dame des Enfants à Nîmes
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Hier, mecredi 13 février, une célébration dite "de réparation" était célébrée en l'église Notre-Dame des Enfants, à Nîmes, suite à la profonation des lieux la semaine précédente. Mgr Robert Wattebled a officié, entouré de nombreux prêtres, diacres, fidèles de la ville de Nîmes et des alentours, habitants du quartier "Route d'Arles - Beausoleil" venus manifester leur solidarité avec leurs voisins, ainsi que de plusieurs  élus et représentants de la ville et des Eglise chrétiennes.

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Le mot d'introduction de l'évêque de Nîmes, Uzès et Alès, résumait fort bien à lui seul le sens de la manifestation :

"Les actes qui ont été commis dans cette église sont graves, plus graves que ceux qui surviennent de temps à autre et que l’on a pris l’habitude de qualifier d’« incivilités » de toute nature.
Les actes qui ont été commis dans cette église sont graves et nous faisons confiance aux enquêteurs pour en retrouver si possible l’auteur ou les auteurs afin qu’ils soient sanctionnés comme il convient.

Ce soir, c’est à une célébration chrétienne que nous allons participer, en union avec toutes celles et tous ceux qui s’y associent par la pensée et la prière.
Merci au Comité interreligieux nîmois qui a exprimé sa peine et sa solidarité dans un communiqué aux termes particulièrement vigoureux. Nous y sommes d’autant plus sensibles que nous avons appris la recrudescence d’actes antisémites.
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont rejoint ce soir les paroissiens de Nîmes Sud et tout particulièrement ceux de cette paroisse Notre-Dame-des-Enfants. Merci à toutes les personnalités présentes et à ceux que vous représentez, en fonction de vos responsabilités et de vos charges respectives.

La célébration de ce soir est une célébration de purification et de réconciliation.
Purification, car ce lieu, cet édifice doit retrouver, si l’on peut dire, sa destination. Il doit être replacé dans son orientation fondamentale : celle d’être un lieu de culte, et donc de recueillement, de paix, de mise en présence du mystère de l’existence et du mystère de Celui que nous désignons du nom de Dieu. Ce lieu doit retrouver sa signification profonde qui a été momentanément bafouée, méprisée, profanée.
Purification à laquelle s’adjoint une réconciliation, car dans notre perspective chrétienne, auteurs et victimes demeurent solidaires en humanité. Nous sommes frères et appelés les uns et les autres à accueillir l’Esprit du Seigneur pour vivre ensemble dans la justice et la vérité, le respect mutuel, la fraternité et la paix.

Cette perspective n’exonère personne de répondre des actes commis. Mais, au-delà des démarches effectuées auprès des autorités en charge de la sécurité et de la justice dans notre pays, cette perspective nous engage. Elle nous appelle à chercher comment être « vainqueurs du mal par le bien », comme l’apôtre Paul l’écrivait aux Romains (Rom. 12, 21)."

Plusieurs signes ont accompagné la démarche de purification :

  • l'autel dépouillé et tous le signes exprimant la joie supprimés au début de celle-ci,
  • la bénédiction de l'eau et l'aspersion de l'autel, de la nef de l'église et l'assemblée,
  • les paroles du rituel utilisé après la profanation d'une église ainsi que la prière de supplication demandant la Miséricorde de Dieu,
  • des fidèles venant couvrir l'autel d'une nappe, le décorer de fleurs et de cierges,
  • l'évêque qui vénére l'autel et l'encense,
  • le chant du Notre Père et du Je vous salue Marie...

Démarche nourrie et soutenue par la Parole de Dieu avec :

  • en 1ère lecture, Ez 36 , 24-28  « Je verserai sur vous une eau pure » ; 
  • le Psaume 22, « Le Seigneur est mon  berger » ;
  • en 2ème lecture, 1 P 2, 4-5, 9-10, « ll est la pierre vivante rejetée par les hommes... Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.» ;
  • et par l'évangile de Jn 10, 11-18, « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.»      

Service dicoésain de la communication




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