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Eglise catholique dans le Gard

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Jeudi 15 novembre 2018

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Rapport statistique 2018 du Secours catholique sur l'état de la pauvreté en France et dans le Gard
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Chaque Journée nationale du Secours catholique donne lieu à la publication de son rapport statistique sur l'état de la pauvreté en France auquel contribue les délégations départementales.
Ici celle du Gard. 

Communiqué de la délégation du Secours catholique dans le Gard
Nîmes, le 8 novembre 2018

Un niveau de vie médian de 540 euros par mois (517 dans le Gard). Un tiers des ménages dans un logement instable ou à la rue (37%°). Plus de 50% des ménages accueillis sont des familles avec enfants (58%).
2 chômeurs sur 3 qui ne perçoivent aucune indemnité. Une précarisation en hausse des plus âgés. Des étrangers sans aucune ressource. Un taux de non recours au RSA et aux allocations familiales alarmant. Voici quelques-uns des constats de la nouvelle édition du rapport statistique du Secours Catholique sur l’état de la pauvreté en France.
Fort de son ancrage territorial et de l’engagement de ses bénévoles, l’association donne à voir les divers visages de la pauvreté dans cette étude annuelle. Ce rapport est basé sur 86 275 fiches statistiques renseignées en 2017 (1252) lors des rencontres avec les personnes que l’association accueille. Il permet de prendre la mesure des facteurs de pauvreté touchant les personnes précaires et de voir les évolutions des situations en France.

Des femmes toujours plus fragiles que les hommes
En 2017, les femmes sont majoritaires au sein des accueils du Secours Catholique et représentent 56,1% des adultes rencontrés (57%). Cette proportion reste par ailleurs supérieure à celle observée dans la population générale française, traduisant une plus grande fragilité relative des femmes par rapport aux hommes. Parmi les femmes de nationalité française rencontrées : 40% sont des mères isolées, tandis que 30% sont des femmes seules, en moyenne plus âgées, et la plupart d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté.
On assiste en 2017 à un creusement des disparités de profils en termes de sexe et d’âge en fonction de la nationalité, avec d’un côté une population française plus féminine et vieillissante, de l’autre une population étrangère plus masculine et jeune.

Grande fragilité pour les familles monoparentales
Ceci est d’autant plus vrai pour les femmes, ce qui traduit en miroir la plus grande fragilité des jeunes familles, notamment monoparentales, dont elles sont souvent les personnes de référence qui se présentent aux accueils : près de 4 femmes sur 5 âgées de moins de 40 ans vivent au sein de familles avec enfants. La moitié d’entre elles sont des mères isolées.

Des familles étrangères en situation d’extrême précarité
42% des personnes rencontrées (36%) sont de nationalité étrangère, en augmentation de 3 points par rapport à 2016. Ces chiffres révèlent l’extrême vulnérabilité des étrangers et ce d’autant plus que leur statut légal précaire ne leur permet pas de travailler. Plus de la moitié d’entre eux (56%) (58%) n’ont pas de statut légal stable, en attente de régularisation, conséquence directe des politiques restrictives d'accueil des étrangers en France et en Europe.

Une situation face à l’emploi très dégradée
En 2017, les actifs représentent 61% des adultes rencontrés (67%). Une grande majorité de ces actifs, à savoir un peu plus de 2 sur 3, sont au chômage. Le tiers restant est en emploi et une infime part (1,4%) est en formation professionnelle. La vulnérabilité des actifs aux situations d’extrême pauvreté s’est accrue, et ce qu’ils soient chômeurs ou en emploi.

Les chômeurs demeurent de loin la catégorie active la plus vulnérable : leur proportion dans les accueils est près de 8 fois plus élevée que dans la population générale.
La fragilité croissante des chômeurs au Secours Catholique s’explique plus précisément par leur profil très précaire. Ils sont en effet plus souvent des séniors, peu qualifiés et au chômage depuis plus longtemps. Leur durée moyenne de chômage s’élève à 2,6 années en 2017, soit une augmentation de près d’une année depuis 2010. Près de 60% d’entre eux sont en chômage de longue durée (au moins 1 an) et près de 40% en chômage de très longue durée (au moins deux ans), contre des proportions de respectivement 45% et 23% dans la population générale. Ce profil s’accentue avec l’âge, ce qui dénote des situations de chômage qui tendent à se prolonger.

De fait, 2 chômeurs rencontrés sur 3 ne perçoivent aucune indemnité, la plupart du temps parce qu’ils sont arrivés en fin de droits ou n’en ont tout simplement pas ouverts. Basculant souvent vers le RSA, le niveau de vie mensuel médian de ces derniers (incluant d’éventuelles autres prestations sociales) avoisine ainsi les 500 euros, c’est à dire moins de la moitié du seuil de pauvreté (à 60%). Si la perception d’indemnités parvient à rehausser le niveau de vie de près de 200 euros, elles restent insuffisantes pour protéger de la pauvreté monétaire.

Niveau de vie médian de 540 euros (517 dans le Gard)
Le niveau de vie médian des ménages accueillis au Secours Catholique atteint 540 €, il diminue de 6€ en euros constants, par rapport à l’an dernier.
En 2017, 9 ménages sur 10 accueillis au Secours Catholique ont un revenu sous le seuil de pauvreté à 60%, et près de deux ménages sur trois sont en situation d’extrême pauvreté (seuil à 40%).
 

Secours catholique du Fard
22 rue Briçonnet
30000 Nîmes
Téléphone : 04 66 67 68 71 - Mail : gard@secours-catholique.org

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