Document sans titre
Eglise catholique dans le Gard

Page Facebook Compte Tweeter Vidéos sur Vimeo Albums photos Flickr Flux RSS Contacter le service diocésain de communication

Jeudi 18 octobre 2018

Les saints du diocèse de Nîmes
Document sans titre

C'est le 8 novembre que le diocèse de Nîmes célèbre tous ses saints dont le culte est attesté à diverses époques et en divers lieux et ceux dont les reliques sont conservées dans les autels ou les églises locales. Une évocation de ses «aînés dans la foi» à vivre comme un appel à « faire de notre vie une vivante offrande à la louange de sa gloire ».

4 janvier
Saint Ferréol, évêque. gras des 2 premières lignes = idem pour chacun
Saint Ferréol fut évêque d'Uzès (553 – 581)
Né à Narbonne, du sénateur Ansbert et de Bathilde, fille de Clotaire 1 er . ON le voit à sept ans chez son oncle Roricius évêque d'Uzès, où il reçoit une brillante éducation. Saint Firmin, parent de Roricius, qui lui succède, élève Ferréol au sacerdoce et le désigne pour son successeur. La sainteté de Ferréol et les miracles qu'on lui attribue sont la source du culte qui lui fut rendu.

14 janvier
Saint Pierre de Castelnau, martyr.
D'abord archidiacre de Maguelone, ensuite moine cistercien à Fontfroide, au diocèse de Narbonne, Pierre de Castelnau fut choisi par le pape Innocent III comme légat dans l'affaire des Albigeois, en 1204. Son zèle pour la répression de l'hérésie lui valut l'animosité du comte de Toulouse, Raymond V. Un des hommes de ce comte attaqua Pierre de Castelnau au moment où il allait traverser le Rhône et le perça de sa lance. Une lettre d'Innocent III relate cette mort. Le corps de Pierre de Castelnau fut enseveli près du tombeau de Saint Gilles.

3 février
Bienheureuse Marie Rivier, vierge.
La bienheureuse Marie Rivier naquit le 19 décembre 1768 à Monpezat (Ardèche) d'une famille profondément chrétienne. Vers l'âge de deux ans, une chute malencontreuse lui enlève l'usage de ses jambes. Avec insistance elle demandera guérison à Notre Dame de la Pitié , et le 15 août 1780 c'est le miracle. Désormais elle se donne totalement à Dieu dans l'œuvre de l'instruction chrétienne des enfants.
En pleine Terreur, Marie Rivier fonda son couvent à Thueyts, puis à Bourg Saint Andéol : « Ou faire connaître Jésus Christ ou mourir » disait-elle. Elle mourut ainsi dans la faim de son zèle le 3 février 1838.
Son œuvre s'étendra rapidement en France et à l'étranger. « Mes filles, un jour, traverseront les mers ». C'est en effet dans les cinq continents que les Filles de Marie Ravier iront vivre l'Evangile.
Pie IX qui l'a surnommée la « Femme-Apôtre » proclamera l'héroïcité de ses vertus en 1853. Jean-Paul II la déclarera Bienheureuse le 23 mai 1982.

12 février
Bienheureux Réginald, prêtre.
Né à Saint-Gilles dans la seconde moitié du XII éme siécle, Réginald fait de brillantes études et enseigne le droit canon à Paris. Il devient doyen de la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Au cours d'un pèlerinage à Rome, il rencontre Saint Dominique et se fait Frère prêcheur. Saint Dominique l'envoie à Bologne où, grâce à sa parole et ses vertus, il obtient de très grands succès. On l'appelle un second Elie. Il part enfin à Paris sur l'ordre de Saint Dominique et y meurt (février 1220) en odeur de sainteté. Son tombeau à Sainte Marie aux Champs s'illustra de miracles et c'est là que commença son culte.

5 mars
Saint Pons, abbé.
Saint Pons fut abbé du monastère de Mont Andon, près de Villeneuve lès Avignon, où il mourut en 1087. Homme de grande sainteté, il se fit l'apôtre du Comtat Venaissin, où les miracles appuyaient sa parole. Il fut enseveli dans l'église du monastère. En 1887, ses reliques y furent retrouvées. Confiées à l'église paroissiale de Villeneuve, elles continuent d'y recevoir le culte dont elles furent entourées dès la mort du saint.

14 avril
Saint Bénezet
Benoît ou Bénezet, par amour envers les pauvres, se rendit à Avignon et y travailla à la construction du pont sur le Rhône, avec des compagnons qui formèrent le groupe des frères pontifes.Il mourut en 1184 et on l'ensevelit dans la chapelle du Pont d'Avignon.

20 mai
Saint Baudile, martyr.
Saint Baudile est le patron principal de la ville de Nîmes. Il vint s'installer à Nîmes avec sa femme. La ville n'avait pas encore d'Eglise constituée ni d'évêque. Des païens voulurent l'obliger à participer à un culte. Baudile s'y refusa malgré leurs coups. Jugé sur le champ et condamné à mort, il fut décapité hors des remparts. Son martyr eut lieu vers la fin du III ème siécle. Son tombeau devint le lieu saint de la cité. Dans la suite, un monastère s'éleva à l'endroit où reposait son corps. Ce monastère fut détruit en 1563, au début de la réforme protestante à Nîmes. Ses reliques furent profanées et dispersées.

Beaucoup de paroisses en France et hors de France sont dédiées à Saint Baudile.

24 mai
Bienheureux Gérard de Lunel, ermite.
Gérard, de la famille des barons de Lunel, ayant cédé à Philippe le Bel la moitié de sa baronnie contre le comté de Rochefort, renonça tout jeune à la vie seigneuriale et se fit ermite avec son frère, près du Pont du Gard. Il partit de là en pèlerinage aux Lieux Saints. Il mourut près d'Ancône. Son tombeau devint célèbre. Benoît XIV approuva en 1742 le culte séculaire qu'on lui rendait. Des prêtres français, émigrés, firent connaître ce culte dans les diocèses de Montpellier et de Nîmes après la Révolution. C 'est alors que le bienheureux Gérard fut inscrit au Propre de Nîmes.

16 juin
Saint Jean-François Régis, prêtre.
Jean-François Régis (1597 – 1640) naquit à Fontfroide (Aude). Devenu jésuite, ses supérieurs l'affectèrent aux missions de France, que le roi Louis XIII avait créées pour la conversion des protestants. Il fut l'apôtre du Vivarais et ramena une multitude de dissidents à l'Eglise. Il mourut à La Louvesc , épuisé par un apostolat surhumain à l'âge de 43 ans. Son tombeau, où se multiplièrent les miracles, devint et est resté un lieu de pèlerinage. Certaines paroisses du diocèse de Nîmes connurent le bienfait de son apostolat.
haut de page

2 juillet
Bienheureux Pierre de Luxembourg, évêque.
Pierre de Luxembourg, de la famille des comtes de Luxembourg, naquit le 19 juillet 1369. Tout jeune, il fut livré aux Anglais comme otage en remplacement de son frère, qui était libéré pour pourvoir à sa rançon. Il fit preuve d'une éminente sainteté. Nommé évêque de Metz, malgré ses 15 ans, et, peu après, cardinal, il vint en Avignon sur l'ordre du pape. Il mourut à Villeneuve lès Avignon, âgé de 18 ans. Son tombeau devint un lieu de miracles : deux ans après sa mort, on en comptait plus de deux mille. Clément VII le mit au rang des bienheureux en 1527. Ses reliques, conservées dans l'église des Célestins d'Avignon, furent dispersées pendant la Révolution.

8 juillet
Bienheureux Urbain II, pape.
Le Bienheureux Urbain II, pape, naquit à Chalons sur Marne. Il devient le bras droit de Grégoire VII auquel il succède. D'une incroyable activité, il continue l'œuvre de Grégoire VII pour la restauration de la chrétienté. Au cours d'un voyage en France, il s'arrête à Clermont Ferrand, y préside un concile et prêche la 1 ère croisade. En rentrant à Rome, il s'arrête à Nîmes et consacre la cathédrale en voie de construction.
Urbain II mourut en 1099. Le pape Léon XIII le mit au rang des bienheureux consacrant ainsi un culte qui lui était rendu depuis un temps immémorial. C'est depuis cette béatification que le bienheureux Urbain II est inscrit au sanctoral nîmois.

9 juillet
Les Bienheureuses Religieuses Martyres d'Orange
Sur les 32 religieuses guillotinées à Orange en 1794 et béatifiées par Pie XI en 1925, le diocèse de Nîmes peut en revendiquer 5 : une, des Ursulines de Bollène (Sœur Claire de Sainte Rosalie), était née à Laudun ; quatre appartenaient au couvent des Ursulines de Pont Saint Esprit :
• Sœur Sainte Sophie, née à Saint Laurent de Carnols,
• Sœur Saint Bernard et Sœur Catherine de Jésus, nées à Bollène,
• Sœur Saint Basile née à Livron.

Ayant refusé de prêter un serment qu'en conscience elles réprouvaient, elles durent se réfugier dans une maison de Bollène où elles furent arrêtées. Refusant à nouveau de prêter serment, elles furent condamnées à mort. Elles montèrent joyeusement à l'échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage

16 août
Saint Roch, pèlerin.
Roch, dont la famille vivait à Montpellier au XIV ème siècle revêtit après la mort de ses parents l'habit de pèlerin et se dirigea vers Rome. En cours de route, il manifesta des dons de thaumaturge en faveur des malades. Il mourut vers 1379.Son culte se développe dans la France méridionale et à partir du XVI ème siècle s'étendit bien au-delà.

26 août
Saint Césaire, évêque.
Césaire naît à Cavaillon, devient moine à Lérins mais doit se retirer à Arles pour raison de santé. L'évêque du lieu en fait un prêtre et l'attache à son Eglise, dans l'intention d'en faire son successeur. Pour se soustraire à cet honneur, Césaire se cache. Découvert, il est obligé d'accepter. Avec lui, Arles possède un grand évêque. Ame de prière, prédicateur inlassable, il transforme son Eglise. Maltraité par les Goths, maîtres du pays, il connaît la prison et l'exil. Il crée auprès de son église un monastère de moniale sous la direction de sa sœur Casarie. Il prend part au second concile d'Orange (529), contre les Pélagiens. Père des pauvres et des orphelins, il fut l'admirable défenseur de la cité en ces temps de calamité publique.

1er septembre
Saint Gilles, abbé.
Saint Gilles, dont le culte est florissant depuis le Moyen Age, à cause de l'abbaye gardienne de ses reliques, est un ermite dont l'histoire s'est souvent effacée au profit de la légende. Son tombeau fut un lieu de pèlerinage extrêmement fréquenté au Moyen Age, sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Un grand nombre de lieux de culte lui sont dédiés tant en France qu'à l'étranger.

6 septembre
Bienheureux Bertrand de Garrigues, prêtre.
Bertrand de Garrigues naquit près d'Uzès, au village dont il a pris le nom. Il fut le disciple et le compagnon de saint Dominique, fondateur de l'ordre des Frères prêcheurs. Son éminente sainteté le rendit cher à Saint Dominique, qui l'employa à la conversion des Albigeois. On cite de lui beaucoup de miracles. Nommé d'abord prieur du premier monastère de l'ordre à Toulouse, il travaille puissamment à l'extension des Frères prêcheurs et devient provincial du midi de la France (Alpes Pyrénées) en 1221. Il meurt en 1230 au monastère des cisterciennes du Bouchet dont l'église conserve la pierre tombale.

25 septembre
Saint Castor, évêque.
Castor, d'origine nîmoise, fut d'abord avocat. Ayant renoncé, avec son épouse, à l'état du mariage, il embrassa la vie monastique. Pour mieux connaître cette vie, il pria Jean Cassien, abbé de Saint Victor de Marseille, de rédiger ses conférences sur les institutions monastiques.
Les habitants d'Apt, privés d'évêque, le choisirent malgré lui pour être le leur. Il fut la providence des malheureux et le défenseur de la cité. Il mourut vers 420.

12 octobre
Saint Firmin, évêque.
Firmin, né à Narbonne, vient à Uzès auprès de son parent Roricius, évêque de cette ville. Un prêtre s'y fait son précepteur et l'instruit longuement des sciences divines et humaines. Il devient cher au vieil évêque à cause de sa science et de sa sainteté. Roricius l'élève au sacerdoce et finalement le prend pour coadjuteur. L'activité de Saint Firmin s'exerce dans les limites du diocèse et au-delà, chez les Gabales en particulier. A son tour, il fait élever Ferréol, son neveu, qu'il désignera pour successeur et qui sera mis au rang des saints, comme lui.

22 octobre
Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé, disciples du Seigneur.
Le culte des Saintes Maries Jacobé et Salomé est confirmé, en Provence, entre autres témoignages, par le concours de nombreux fidèles en l'église des Saintes Maries de la Mer , où des grâces abondantes ont été obtenues par leur patronage.
Elles furent parmi les femmes qui accompagnaient Jésus au cours de sa vie apostolique et lui venaient en aide par leurs biens matériels.
Marie Jacobé était mère de Jacques le Mineur, de José et peut-être de Simon le Zélote et de Jude.
Salomé était mère de Jean et de Jacques le Majeur.
Fidèles, avec Marie et Marie-Madeleine, au temps de la Passion , elles vinrent au sépulcre, le matin de Pâques, où un ange leur déclara que Jésus est vivant. Elles furent ainsi les premiers témoins de la Résurrection.

26 octobre
Dédicace de la cathédrale de Nîmes.
L'antique cathédrale, consacrée par le Bienheureux Urbain II, eut beaucoup à souffrir au cours de son histoire, notamment à cause des querelles fratricides des XVI ème et XVII ème siècles.
Elle fut restaurée au XIX ème siècle sous l'épiscopat de Monseigneur Besson et reçut une consécration solennelle le 26 octobre 1882.

6 novembre
Bienheureux Urbain V, pape.
Le bienheureux Urbain V naquit au château de Grisac, près du Pont de Montvert (Lozère), vers 1310, de la puissante famille des Grimoard. Entré tout jeune chez les Bénédictins à Chirac, puis à Saint Victor de Marseille, il poursuit ses études à Montpellier, où il enseigne le droit canon. Son prestige s'affirme tellement dans les diverses missions apostoliques dont il est chargé qu'il est élu au souverain pontificat. Le siège apostolique était alors à Avignon, depuis le début du siècle. Urbain V fut un très grand pape, qui fit preuve d'une activité prodigieuse en des temps particulièrement troublés. A un amour passionné de la Sainte Eglise , il ajouta les vertus d'un saint. Après deux ans passés en Italie pour essayer d'y remettre la paix, il revint mourir en Avignon (19 décembre 1370). Son corps repose à Saint Victor de Marseille, dont il avait été l'abbé.

8 novembre
Tous les Saints de l'Eglise de Nîmes.
Nous célébrons aujourd'hui tous les saints de notre diocèse dont le culte est attesté à diverses époques et en divers lieux et ceux dont les reliques sont conservées dans les autels ou les églises de notre diocèse.
Que cette évocation de nos aînés dans la foi, qui ont vécu en union avec le Christ, soit pour nous un appel à « faire de notre vie une vivante offrande à la louange de sa gloire ».

14 novembre
Dédicace des églises consacrées du diocèse.
A cause de leur antiquité, beaucoup de paroisses du diocèse n'ont pas retenu la date de la consécration de leur église. Nous célébrons aujourd'hui l'anniversaire de cette consécration. L'église construite de mains d'homme est le signe de cette construction de pierres vivantes que le Christ a scellées de son sang.

1er décembre
Saint Léonce, évêque.
Léonce naquit à Nîmes, ainsi que son frère Saint Castor, qui fut évêque d'Apt. Nommé évêque de Fréjus au début du V ème siècle, son rôle fut très grand dans l'avancement de la foi dans le midi de la Gaule. Ami intime de Jean Cassien et mandaté par deux papes pour le règlement d'affaires importantes, il sut attirer, à Lérins, Saint Honorat qui y fonda le fameux monastère de ce nom, monastère qui devint bientôt une vraie pépinière de saints évêques.